Cognitivisme-graphique?
On le sait, aujourd’hui, les principes ergonomiques s’appliquent partout et touchent de nombreux domaines. En lien avec la cognition et la capacité d’apprentissage, l’ergonomie cognitive touche, quant à elle, les grandes fonctions de l’esprit (perception, mémoire, résonnement, etc.) lors d’interactions avec un produit. Elle a pour principaux thèmes d’étude la charge mentale, le stress au travail, la formation, la performance, les interactions personne-machine, etc.

Travaillant en tant que conceptrice pédagogique en formations en ligne et étant pigiste en graphisme, je me suis naturellement penchée sur la question à savoir s’il existe un lien entre ces deux domaines. De comprendre comment une interface peut jouer un rôle dans la capacité motrice des apprenants, autre que par l’emplacement des éléments.
Étant à l’ère du « beau », le sujet qui m’inspire ici touche autant la capacité cognitive que l’aspect visuel. À savoir si la représentation graphique de l’information (par exemple les typographies utilisées, les couleurs, etc.) influence la capacité de cognition des apprenants dans les contextes de cyberapprentissage (ci-après appelé E-learning) et de M-learning (mobile-learning). Bref, comprendre le lien possible avec une belle présentation graphique et l’apprentissage.
Allant encore plus loin que le concept d’ergonomie cognitive classique, qui favorise un guidage, une homogénéité et une cohérence, si une information est présentée à un bon endroit selon les principes ergonomiques, mais avec deux représentations graphiques différentes (l’une attrayante et l’autre non), est-ce que l’apprentissage sera impacté?
Au fil des ans et des observations faites, ainsi que selon la tendance sociale actuelle, on peut facilement penser que si la présentation visuelle est intéressante et attrayante pour un utilisateur, plus celui-ci sera « conditionné » à retenir plus facilement l’information décrite. Bien que les tendances graphiques aient évolué au fil des ans, je pense que cette interrogation représente une situation permanente puisque l’homme apprend depuis qu’il existe et que certains moyens ont été utilisés pour faciliter ces apprentissages, dont le graphisme et les représentations visuelles diverses.
Selon moi, ce phénomène peut s’expliquer par le fait que le cerveau aura plus de facilité à retenir une information si celle-ci est bien organisée et attire visuellement l’attention. Donc si l’apprenant est visuellement attiré par une présentation, son cerveau devrait être mentalement attiré par le contenu de façon corollaire. Par exemple, vous voyez une très belle affiche dans un endroit public, vous voudrez assurément en savoir davantage et vous lirez donc plus attentivement cette affiche. Il sera alors fort probable que vous vous rappeliez cette affiche, car elle aura su attirer votre attention.
À mon avis, la qualité graphique d’une interface (une belle présentation) d’une formation en ligne, dans un contexte andragogique, influence positivement la capacité de cognition et de rétention des acquis des apprenants adultes, peu importe le sexe. Mon point de vue est fort simple : si le cerveau « aime ce qu’il voit » cela impactera directement à mémoire émotionnelle, facilitant ainsi la rétention des connaissances.
À noter qu’il s’agit ici d’une opinion personnelle, peut-être est-elle fausse, mais mes expériences dans ces deux domaines me poussent à penser que cognition et graphisme sont directement influencés l’un par l’autre.


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