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Le jour d’après : ce que j'ai appris en retournant au bureau après mon burnout

14 mai
2 min de lecture

Dernière mise à jour : 19 mai

Le premier matin, devant l'écran de mon ordinateur, mon cœur battait à 120. Pourtant, je ne revenais pas d'un simple congé. Je revenais d'un séisme.


On imagine souvent que reprendre le travail signifie que l'on est « guéri ». La vérité, c'est que le retour est une étape de la cicatrisation, pas la fin du processus.



🪵 Ce que j'ai découvert dans les premiers jours :

Le bureau n'a pas changé, mais moi, si. Retrouver ses dossiers, ses habitudes et ses collègues est étrange. On a l'impression d'être un astronaute qui revient sur terre après une mission trop longue. On parle la même langue, mais on ne voit plus le monde de la même façon.


Le piège de la "performance immédiate". J'ai eu cette envie viscérale de prouver que je n'étais pas "cassé(e)", de montrer que je pouvais encore tout porter. J'ai dû apprendre à me freiner. Faire ses preuves ne vaut pas une rechute.


💡 Mes 3 piliers pour tenir sur la durée :

  1. L'honnêteté radicale : Ne pas simuler que tout va "parfaitement". Dire quand la fatigue revient, c'est s'autoriser à rester debout.


  2. Le micro-rythme : J'ai arrêté de regarder la semaine. Je regarde la prochaine heure. Une tâche après l'autre. Une pause après l'autre.


  3. Le détachement sain : J'ai appris que mon travail n'est pas mon identité. Si je disparais demain, les mails continueront d'arriver. Ma santé, elle, ne se remplace pas.


Le retour après un burnout, ce n'est pas "recommencer comme avant". C'est commencer quelque chose de nouveau, de plus lent, de plus conscient.


À ceux qui s'apprêtent à franchir cette porte ou qui sont en plein dedans : soyez votre meilleur allié. Personne d'autre ne connaît la météo à l'intérieur de vous.

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